PVHAU COURS D'UN ATELIER DE DEUX JOURS

 LES PERSONNES VIVANT AVEC HANDICAP FORMEES SUR LA SANTE SEXUELLE


Les personnes vivantes avec handicap ont été en atelier de deux jours soit du 08 au 09 septembre sur la clarification des valeurs et transformations d'attitudes face à l'avortement criminel, organisé par la coalition de lutte contre les grossesses non désirés «CGND» avec appui de PATHFINDER International, à travers le projet Résonance. Cet atelier vise à contribuer à la promotion et à la connaissance des droits et santé sexuelle et reproductives des populations, à travers la vulgarisation du protocole de Maputo et l'avortement sécurisé.

Il a été aussi question pendant ces deux jours de travaux permis aux participants de maîtriser les généralités et l'ampleur d'avortement non sécurisé dans le monde, en Afrique et en RDC, d'expliquer les fondements des valeurs et attitudes face à l ' avortement, de vulgariser et faire le point sur le processus du protocole de Maputo et les questions d'avortement sécurisé en RDC, ainsi que de développer un plan d'action pour la mise en application des connaissances et d'aptitudes reçues.

 

A cette occasion, plusieurs thématiques ont été abordées par des experts en la matière.

Le directeur-pays de l'américaine Ipas, Dr Jean-Claude Mulenda, a planché sur la situation des grossesses non désirées et avortements clandestins dans le monde, leurs causes et conséquences.

Me Josépha Pumbulu a expliqué les instruments juridiques nationaux et internationaux favorables aux DSSR, cadre juridique sur l'avortement en RDC et Madame Mimy Mopunga a expliqué les notions et fondements sur la clarification des valeurs.

L'avortement est la deuxième cause de mortalité maternelle, soit 17% selon le PNSR après l'hémorragie.

En 2016, une étude a fait une estimation de 37.865 femmes qui ont été soignées pour des complications de l'avortement provoqué dans les hôpitaux de Kinshasa. Suite à l'ampleur d'avortement non sécurisé, la CGND est née avec comme missions de faire respecter les droits sexuels et reproductifs de la femme dans la société congolaise, entre autres, dans l'application effective du Protocole de Maputo avec un accent particulier sur les dispositions de l'article 14, alinéa 2.c. L'État congolais a la responsabilité d'éliminer toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et garantit leur protection telles que stipulées dans les déclarations et conventions internationales.

Ce protocole de Maputo est un instrument juridique panafricain très important pour les droits des peuples, notamment les droits de la femme et de la jeune fille. Ce document contient beaucoup de bénéfices pour les peuples et particulièrement la femme en Afrique.

A ce jour, ce protocole est encore méconnu des congolais. En plus, les questions d'avortement restent encore taboues et controversées pour de nombreuses personnes, face à leurs propres valeurs qui fondent leurs personnalités depuis des années et qui dictent leurs gestes, attitudes et convictions propres. C'est donc la raison de l'organisation de cet atelier par la Coalition de lutte contre les grossesses non désirées afin de vulgariser ce protocole et l'avortement sécurisé à l'intention des albinos, les sourds-muets et les malvoyants. 

Mathy MUSAU