LE CAFCO OPTE POUR LE DIALOGUE EN VUE DES ÉLECTIONS APAISÉES DANS LE DÉLAI CONSTITUTIONNEL

Cette structure des femmes exige, par ailleurs, d’être représenté à la facilitation et à la modération.

Appel au dialogueFace à la tenue des prochaines élections et la convocation du dialogue national inclusif, les femmes congolaises de toutes tendances réunies au sein du Cadre permanent de concertation de la femme congolaise (CAFCO) refusent de voir la RDC sombrée de nouveau dans le chaos. Dans une déclaration faite hier mercredi, elles soutiennent l’organisation d’un Dialogue politique national inclusif tout en reconnaissant ses vertus.

Cependant, les femmes du CAFCO optent pour des sujets susceptibles d’assurer l’ d’apaisement

du climat politique tels que spécifiés dans leur mémorandum. Il s’agit, entre autres, de l’actualisation du fichier électoral, l’enrôlement des nouveaux majeurs, la sécurisation des élections pour tous, la garantie de la transparence électorale, l’évaluation du processus électoral , le statut du candidat perdant aux élections présidentielles, les modalités de vote en faveur des femmes, et l’adoption d’un calendrier électoral consensuel.
En outre, les femmes réunies au sein du Cafco exigent la représentation de la femme à la facilitation et à la modération de ce forum national en soutenant l’organisation des élections démocratiques transparentes et apaisées dans le respect de la Constitution. Toutes fois, les femmes congolaises décident de porter un message de paix et de concorde nationale à toutes les parties concernées par l’organisation des élections démocratiques en RDC.
Par ailleurs, les Congolaises issues des partis politiques de la Majorité présidentielle, de l’opposition politique ainsi que de la société civile craignent que les discours politiques distillés auprès de la population n’entraînent le pays vers des situations de conflits et violences. D’après elles, les femmes et les enfants ont toujours été les principales victimes des troubles politiques dont ils ne sont nullement auteurs. Elles estiment qu’il vaut mieux prévenir que guérir afin d’éviter le chaos. Cela en se référant à l’Article 14 de la Constitution de la RDC et de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. 
Cette déclaration des femmes congolaises était faite à l’issue d’une séance de réflexion et d’échanges pour sauvegarder la paix, l’unité et la cohésion nationale chèrement acquises. .Puisant dans leur expérience passée, elles veulent parler d’une seule voix afin de ramener la classe politique sur la voie de la conciliation.

LA RDC SE TROUVE DANS UNE IMPASSE 
En effet, la RDC devait de manière constitutionnelle organiser en 2015 et 2016 onze scrutins dont des élections législatives, présidentielles et des élections au niveau local (municipales, urbaines et provinciales). Cependant, plusieurs obstacles se dressent sur le chemin devant mener à ces élections qui sont les 3ème du genre depuis 2006. D’où la nécessité de se retrouver autour d’une table pour parler franchement de l’organisation des élections apaisées